Édition 2017-2018

Février 2018

Des turbulences sur le marché action  -  Scandales bancaires en Inde et en Lettonie  -  La réunion de la Fed  -  Baisse significative du chômage en France  -  Déjà la fin de l'ère Bitcoin ?  -  Les dividendes ont la côte  -  Bridwewater short l'Europe à hauteur de 22 milliards - Période de transition définie pour le Brexit

Elon Musk

Citation du mois : " Le port de n'importe quel sous-vêtement est une conspiration créée par les capitalistes. " Ironise Elon musk (PDG de Tesla, SpaceX, The Boring Company, d'Assas Finance etc.)

Vers la fin du Bitcoin ?

La technologie du Blockchain et le monde des crypto monnaies ont sûrement marqué l’année 2017. Une véritable révolution économique pour certains, une énorme bulle en attente d’éclatement pour d’autres… difficile de trancher. Néanmoins, la dernière tendance du Bitcoin, la plus importante crypto monnaie de la planète, pourrait donner raison aux sceptiques.

Dans les faits, le cours du Bitcoin était, peu avant les mois de décembre 2017 et de janvier 2018, à son sommet (autour de 16500€). Puis, s’en est suivie une baisse irrégulière durant ces deux mois-ci. Enfin, le cours du Bitcoin s’est effondré au début du mois de février jusqu’à 4 650 euros. Aujourd’hui, il faut un peu moins de 9 000 euros pour acheter une unité de Bitcoin.

Quelles sont les raisons qui peuvent expliquer ce phénomène ?

Premièrement, des inquiétudes, liées à des affaires de manipulation de grandes plateformes d’échanges mondiales telles que Bitfinex, ont émergé. De plus, certaines plateformes seraient de simples pyramides de Ponzi.

Ensuite, en février, en bloquant l’accès aux plateformes d’échange, le gouvernement chinois a définitivement mis fin à tout échange de la crypto monnaie. Ce renforcement de la régulation en Chine a fait fuir plus d’un investisseur.

De plus, les inquiétudes ont été aggravées par l’annonce du gouvernement britannique qui souhaiterait mieux réguler les cryptos monnaies avant « qu'elles ne finissent par représenter une vraie menace pour le système financier ».

Enfin, la baisse intervenue sur les marchés boursiers au début de mois de février pourrait s’avérer être une raison, bien qu’il soit trop tôt pour établir une causalité quelconque entre ces deux phénomènes.

Mais, est-ce qu’il s’agît de l’éclatement de la bulle ou d’une simple correction ? Faut-il « sortir » de ce marché ou est-ce le moment d’acheter ?

Pour les experts, il faut investir si l’on croit réellement dans le futur du Blockchain et non pas pour s’enrichir rapidement.

En outre, la rareté du Bitcoin (la limite de 21 millions d’unités) serait le garant de sa valeur.

L'emploi de retour ? 

Le 15 février dernier, l’Insee a publié les chiffres du chômage pour le quatrième semestre 2017. La part de demandeurs d’emploi s’élève à 8,6% de la population active en France métropolitaine soit une baisse de 0,7 point par rapport au troisième trimestre 2017. Ce chiffre s’élève à 8,9% en comptabilisant les départements d’outre-mer. Toutes les tranches d’âge sont concernées par cette baisse et tout particulièrement les 15-24 ans dont le taux de chômage recule de 1 point sur la période passant ainsi à 20,7%. Ainsi, sur l’année 2017, le taux de chômage a reculé de 1,1 point soit la plus forte baisse depuis 2008.

On compte désormais 2 500 000 chômeurs en France. Il s’agit du plus bas niveau depuis 2009 et une baisse aussi importante n’était pas attendue de sitôt. L’Insee prévoyait en effet en décembre une diminution jusqu’à atteindre un taux de chômage de 9,4% à la mi-2018.

Cette baisse plus importante que prévue est à mettre en lien avec la reprise de la croissance française dont le PIB a augmenté de 1,9% en 2017 et qui devrait s’élever à 1,7% en 2018 selon l’Insee. On a aussi pu constater une hausse du nombre d’emplois créés en 2017 en France : 253 500 postes ont été créés selon l’Insee, contre 234 500 en 2016.

Notons cependant que ces chiffres ne sont que provisoires et pourront faire l’objet d’un réajustement dans les prochains mois, l’Insee se gardant une marge d’erreur de 0,3 point. De plus, on constate une hausse du « halo du chômage » qui regroupe les personnes qui souhaitent travailler mais qui sont classées inactives car n’étant pas disponibles dans les deux prochaines semaines pour travailler ou ne recherchant pas activement un emploi. Ce « halo du chômage » compte 77 000 personnes supplémentaires au quatrième semestre 2017. Enfin, selon Pôle Emploi qui comptabilise le nombre de personnes s’inscrivant sur ses listes, entre décembre 2016 et décembre 2017, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A n’a diminué que de 5970 personnes.

La FED face aux inquiétudes des marchés

« Pour juger l’évolution de la politique monétaire au cours des prochaines années, le comité veillera à la fois à éviter une surchauffe de l’économie et à porter durablement l’inflation à 2% » tels sont les mots de Jerome Powell, le nouveau directeur de la FED depuis le 30 janvier, lors de sa première conférence devant le sénat. Un discours en continuité avec sa prédécesseur Janet Yellen, dans un contexte en proie à des incertitudes croissantes.

Un taux de chômage de 4,1% soit le plus bas depuis 2000, un taux de croissance sur l’année 2017 supérieur aux estimations de décembre et surtout une hausse de 2,1% du salaire horaire moyen en janvier, les craintes d’une surchauffe de l’économie américaine sont réelles et les marchés prennent la menace au sérieux.

Le 5 février, les marchés américains font face à la pire séance depuis 2011 avec une chute de plus de 4% du Dow Jones. Le 27 février, nouvelle tension sur les cours faisant chuter de 1% les trois principaux indices américains. Moins importantes qu’un krach boursier, ces tensions sont néanmoins suffisantes pour démontrer l’inquiétude croissante des marchés quant au niveau futur de l’inflation. C’est dans ce contexte qu’aura lieu la prochaine réunion de la FED, le 20 et 21 mars, qui devrait, sans nul doute, augmenter ces taux de la fourchette 1,25% - 1,50% à 1,50% - 1,75%.

Les inquiétudes des marchés portent sur la politique de long terme de la FED qui va notamment voir son directoire modifié avec la nomination d’un nouveau vice-président. Cette nomination est d’autant plus importante que 4 postes sont vacants dans le conseil des gouverneurs de la FED permettant un possible retour en force des « faucons » en son sein.

Ce retour signifierait une normalisation de la politique monétaire de la FED, rassurant pour la lutte contre une inflation incontrôlée, inquiétant en ce qui concerne un possible retournement de cycle pour l’économie américaine.

Scandales bancaires en Lettonie

La Lettonie a rejoint l’Union Européenne en 2004 puis la Zone Euro en 2014. Son secteur bancaire reste néanmoins controversé, accusé d’être proche des milieux du crime organisé russes et ukrainiens.

Le 13 février, le département du Trésor américain a accusé la troisième banque commerciale lettone d’avoir institutionnalisé le blanchiment d’argent, et de violer les sanctions contre le projet de missiles nord-coréen.

A la suite de ce communiqué, la banque lettone a subi un retrait de plus de 22% du total de ses dépôts, ce qui a amené la Banque Centrale Européenne, le 24 février, à déclarer ABLV Bank en « état de faillite ou faillite probable ». L’établissement va être liquidé.

Par ailleurs, dans une autre affaire, le gouverneur de la Banque Centrale Nationale a été placé 48 heures en détention le 18 février, soupçonné d’avoir sollicité un pot-de-vin d’au moins 100 000 euros. Suspendu de ses fonctions, le banquier central est poussé à la démission.

Mini-crise du DOW Jones

Le Dow Jones a essuyé une sévère correction la semaine du 5 février, chutant de plus de 10% depuis son dernier record le 26 janvier. Ce mouvement brusque des marchés s’explique par une poussée des taux suite à l’arrivée de Jérôme Powell à la tête de la Banque Centrale américaine.

Alors, simple correction, ou fin d’un cycle ? Difficile à dire pour le moment : après être remonté à des taux jamais vus depuis 2009, l’indice de la peur (le VIX, qui retrace la volatilité du Dow Jones) est vite redescendu en dessous des 20 ; niveau témoignant d’une faible volatilité des marchés. Face à cette situation, les marchés s’interrogent quant à la politique qui sera menée par le nouveau président de la FED.

Aura-t-il à cœur de limiter les effets de l’agitation des marchés à la manière ses prédécesseurs ? Jay Powell a  en tout cas assuré, mardi 27 février, que « le comité de politique monétaire de la FED veillera à la fois à éviter une surchauffe de l’économie et à porter durablement l’inflation à 2% ».

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