Édition 2018/2019

Octobre 2018

Citation du mois :  « Je pense que je pourrais battre Trump. Je suis aussi fort que lui, je suis plus intelligent que lui. » Jamie Dimon, CEO de JP Morgan

Les élections brésiliennes

C’est avec plus de 55% des voix que Jair Bolsonaro a été élu à la tête du Brésil le 28 octobre dernier. Cette élection marque un tournant capital dans l’histoire du Brésil.

 

Le programme économique et financier du candidat Bolsonaro a été réalisé main dans la main avec son conseiller économique Paulo Guedes. Ce monétariste formé à l’école de Chicago sera vraisemblablement le futur ministre de l’économie brésilienne.

Les deux hommes ont bâti ensemble un programme ultra-libéral avec de nombreuses propositions chocs. Leur objectif principal étant de réduire le déficit budgétaire, ils prévoient de nombreuses privatisations ainsi qu’une forte réduction des dépenses publiques. Ce programme libéral se réalisera aussi sur le marché du travail avec différentes réformes pour réduire au maximum les rigidités existantes. De nombreuses réformes structurelles sont également attendues afin de moderniser l’économie brésilienne. La taxation des transactions financières évoquée durant la campagne mais désapprouvée par Jair Bolsonaro ne sera quant à elle pas appliquée.

 

Malgré certaines mesures drastiques de ce programme, la bourse de Sao Paulo a progressé de 3,9% depuis le résultat des élections, marquant un record historique. Cette hausse est en partie attribuée à la victoire de Jair Bolsonaro ainsi qu’à la nomination du prochain ministre de la Justice, Sergio Moro, chargé de lutter contre la corruption, devenue monnaie courante au Brésil. Les investisseurs attendent donc beaucoup des mesures fortes annoncées afin de relancer l’économie au Brésil.

 

Bien que les conséquences immédiates sur les marchés financiers aient été plutôt positives, les conséquences à long terme des réformes structurelles restent cependant imprévisibles.

Romane Surel & Manon Boutin

Brexit: Blackrock choisit Londres

Depuis le vote du Brexit le 26 juin 2016, de nombreuses incertitudes se sont installées notamment dans le secteur financier. En effet, dans l’hypothèse d’un Brexit sans accord, la City perdrait son passeport financier qui permet aujourd’hui aux institutions financières basées à Londres de vendre leurs produits financiers dans toute l’Union Européenne.

 

BlackRock, le plus important gestionnaire d’actifs au monde, a annoncé le mois dernier son organisation post-Brexit. La City, où travaillent actuellement 3 000 salariés de BlackRock, restera la principale implantation européenne du groupe. Budapest deviendra cependant le plus gros bureau au sein de l’Union Européenne avec 450 salariés gérant essentiellement l’informatique et le back office. Les équipes juridiques seront quant à elles délocalisées aux Pays-Bas tandis qu’en France les effectifs (actuellement de 50 personnes) seront doublés et chargés de la gestion alternative à travers des investissements dans l’immobilier et les infrastructures. Cette distribution des rôles entre différents bureaux européens permet au groupe de se préparer aux impacts stratégiques, opérationnels et légaux du Brexit.

 

La décision du géant américain apparaît donc comme une victoire pour la City alors que la Défense espérait hériter du siège principal. Toutefois, le rôle de Paris dépendra des conséquences du Brexit fin mars 2019. Le président de BlackRock France, Jean-François Cirelli a en effet déclaré que « Paris est susceptible de devenir un des centres de gravité majeurs pour la croissance de BlackRock en Europe ».

Thomas Muñoz

Le taux d’intérêt de la FED à son plus haut niveau depuis 10 ans 

Le 26 septembre et pour la troisième fois de l’année, la FED a relevé son taux d’intérêt qui se situe désormais entre 2% et 2,25%. Elle a justifié cette hausse par la solidité et le dynamisme de l’économie américaine. En effet, la croissance s’est élevée à 4,2% au second trimestre et à 3,5% au troisième, soit plus que les prévisions des analystes. De plus, le chômage reste à un faible niveau, avec un taux avoisinant 3,7%.

Ce durcissement de la politique monétaire a été vivement critiqué par Donald Trump, qui a directement attaqué Jérôme Powell, le dirigeant de la banque centrale américaine, considérant que la FED « relève les taux trop vite ».

Ce pas de plus vers la fin de la politique monétaire dite « accommodante » a conduit à une hausse, au mois d’octobre, de l’indice VIX, dit « indice de la peur », qui mesure la volatilité sur les marchés. Dans le même temps, cette hausse a entrainé un rebond du dollar par rapport à l’euro.

C’est ainsi que le mois d’octobre a marqué le déclin des plus grands indices boursiers, avec une chute de l’indice NASDAQ de 9,20% et une baisse du S&P 500 de 6,64%. Il semblerait que la FED souhaite augmenter une fois encore les taux d’intérêt avant la fin de l’année 2018. Certains analystes craignent cependant une hausse de l’inflation dans un contexte économique actuellement marqué par la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis et la hausse des cours du pétrole.

Rahma Kandouci

Budget Italien: Le ton monte

L'annonce est tombée le mardi 23 octobre et a fait frémir les marchés financiers : la Commission européenne a rejeté le budget italien. Loin des 0,8 % promis, le déficit de 2,4 % proposé par le gouvernement populiste au pouvoir ne rentre pas dans les critères imposés par le pacte de stabilité en brisant la dynamique de réduction du déficit.

 

Considérée comme une réaction inédite par l'ensemble des observateurs, la décision de Bruxelles ne semble pourtant pas si surprenante. Compte tenu de l'écart entre les engagements de l'Italie et le chiffre finalement proposé, le projet de budget italien sonne bel et bien comme une provocation.

 

La réaction des marchés ne s'est donc pas fait attendre : le taux à dix ans de la dette italienne est immédiatement passé à 3,59 %, son plus haut niveau depuis le début de l'année 2014. Si Pierre Moscovici essaie de rassurer comme il le peut les opérateurs par ses déclarations, le gouvernement italien reste ambigu quant à sa volonté de revenir sur sa décision. Entre un Giuseppe Conte (président du conseil) qui tente de rassurer ses citoyens sur la réaction des agences de notations et un gouvernement qui joue avec les nerfs des marchés, la situation est plus qu'incertaine.

 

Le pire est donc peut être à craindre. Et le pire serait une sortie de l'Italie de la zone euro. Une sortie planifiée et programmée d'avance, dont la provocation récente ne serait qu'un signe avant-coureur. La Commission a donné un délai de trois semaines à l'Italie pour revoir son budget et donner sa décision qui dépendra certainement du sentiment des marchés.

Oualid Branine

Le nombre de défaillances d’entreprises repart à la hausse

La société Altares a dévoilé le nombre de défaillances d’entreprises enregistrées au cours du troisième trimestre 2018.                                          

                                     

Après huit trimestres consécutifs de baisse, le chiffre repart à la hausse ce trimestre avec 11 500 procédures enregistrées soit une hausse de 3,3% en France métropolitaine par rapport au dernier trimestre. 35 000 emplois sont ainsi menacés. Le secteur de la construction est le plus touché avec plus de 2 700 procédures ouvertes au cours du trimestre.                   

 

Bien que les trois quarts des jugements concernent des micro-entreprises de moins de trois salariés, trente structures de plus de trente salariés sont menacées. Ce chiffre témoigne de l’obsolescence de l’appareil productif des PME françaises qui, pour certaines, entrent en procédure de faillite alors qu’elles disposent encore d’un carnet de commandes.

Elise Lairy

• Le bilan d'octobre 2018 est lourd :-7 % pour le CAC et le DAX, -8 % pour le CAC small & Mid, -9 % pour le Nasdaq et le Nikkei, -7,75 % pour la Chine , -5,71 % pour l'Inde. -12 % pour le pétrole ; -2 % pour l'euro. « Sell in may, Buy in October »,

• Amazon fait sa révolution : A partir du mois prochain, le salaire minimum horaire sera significativement relevé. À 15$ aux États-Unis, et à 9.50£ en Grande-Bretagne.

 Angela Merkel a annoncé son souhait de se retirer à la fin de son mandat en 2021

• Le Bitcoin fête ses 10 ans !

       Premier cours : 0,8 cent
       Aujourd'hui : 6510 USD
       Plus haut du 17 décembre 2017 : 19783 USD.

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