Édition 2018/2019

Janvier 2019

Le Forum de Davos 2019 - On en retient quoi ?

La 49ème édition du forum économique mondial de Davos s’est déroulée du 22 au 25 janvier dans un climat de crises  politiques, économiques et climatiques marquant l’entrée dans 2019.

 

Ce grand rendez-vous de la mondialisation organisé depuis 1971 et qui chaque année réunit en Suisse grands patrons et décideurs politiques avait pour thème la “moralisation de la mondialisation”. 

 

Près de 60 chefs d'État et de gouvernement étaient attendus mais une partie d'entre eux n'a pas pu s'y rendre et notamment Donald Trump, Emmanuel Macron ou encore Theresa May. Jair Bolsonaro, quant à lui, a fait sa première apparition sur la scène internationale depuis son entrée en fonction au début du mois.

 

De plus, d’autres participants ont impressionné l’élite mondiale et plus précisément Greta Thungberg, une jeune activiste Suédoise avec sa détermination à sauver la planète.

 

Cette année, les questions économiques étaient au premier plan de l'ordre du jour du forum. En effet, des sujets aussi divers que variés ont été évoqués : la possible escalade des tensions commerciales entre Pékin et Washington, le ralentissement de l’économie chinoise ou encore la dégradation des conditions financières qui pèse sur l’économie mondiale.

Il ne faut pas oublier l’urgence climatique évoquée pour la troisième année consécutive et placée en tête des risques mondiaux listés par les organisateurs du Forum, ou encore la montée constante des inégalités.

 

Enfin beaucoup d’interrogations persistent : Qu’en sera-t-il des relations sino-américaines ? Va-t-il y avoir un accord commercial ou pas et quelles conséquences ?  

Il y a également le Brexit et le fait que l’on ne sache pas où l’on va : A quelle date le Royaume-uni va-t-il sortir de l’Union ?
De l’accord trouvé dépendront les choix qu’auront à faire les entreprises.


Tout ceci crée de la confusion et des interrogations. Mais il en résulte une dynamique très intéressante parce que la priorité est de nouveau donnée à l’action entrepreneuriale et on sent un mouvement positif.

Sheraz Saleh

Un patron à l'aghosnie

 « If Davos were a person, it would be Carlos Ghosn ». Le magazine américain Bloomberg dressait ainsi en 2017 un portrait dithyrambique à l’égard de celui qui était encore le PDG incontesté et incontestable de Renault-Nissan-Mitsubishi et un pilier du forum économique mondial de Davos. Quelle ironie aujourd’hui pour le libano-brésilo-français, lui qui était, pendant de nombreuses années, au pinacle de l’industrie automobile ! Le voilà désormais embastillé dans une prison de Tokyo depuis novembre dernier, dans des conditions laissant non sans interrogations sur la protection des droits de la défense au Japon.

 

Après son éviction de Nissan et de Mitsubishi, Carlos Ghosn a préféré démissionner de son poste de Président du Conseil d’administration de Renault. C’est ce qu’a annoncé le 24 janvier le Ministre de l’Économie, en marge du forum à Davos, alors que le cours de l’action Renault perdait 1,2%.

 

Sans surprise, cette décision intervient en contemplation du besoin de gouvernance au sein de l’Alliance, dans un contexte de plus en plus tendu entre Nissan et son principal actionnaire Renault. D’autant que l’avenir de Carlos Ghosn semble un brin compromis. Après une garde à vue interminable, les juges nippons l'ont inculpé en décembre de fausses déclarations aux autorités boursières et d'abus de confiance aggravé en janvier. Ils ont également refusé ses deux demandes de libération sous caution.

 

Ses successeurs fraichement cooptés, Jean-Dominique Senard, patron de Michelin, élu président de Renault, et Thierry Bolloré nommé directeur général, auront donc fort à faire pour maintenir la barre. Leur nomination ne sera néanmoins effective qu'après approbation des actionnaires lors d'une assemblée générale extraordinaire prévue en avril. A cette occasion, les actionnaires seront aussi appelés à voter la révocation de Carlos Ghosn et de son bras droit Greg Kelly, lesquels dénoncent un complot visant à les neutraliser.

Fawzi Khattabi

Le Shutdown aux Etats-Unis

Depuis le 22 décembre les Etats-Unis subissent le Shutdown le plus long de l’histoire Américaine. Plus de 800 000 fonctionnaires sont au chômage technique ou obligés de travailler sans être payés suite à un désaccord entre les Démocrates et les Républicains. Aux Etats Unis le budget est proposé par le président américain, il est ensuite voté par le Congrès et doit être validé par au moins 60 sénateurs (sur 100), les Républicains ont donc nécessairement besoin de voix des Démocrates.

 

Le désaccord concerne la construction d’un mur à la frontière entre le Mexique et les US qui couterait 5,7 milliards de dollars. Trump évoque le fait qu’il a été élu sur la promesse de construire ce mur, tandis que les Démocrates défendent le fait qu’un mur est immoral et inefficace.

 

La plupart des Shutdown durent au plus quelques jours mais cette fois il a duré 1 mois et 3 jours nécessitant une solidarité pour aider toutes les personnes impactées, les banques et opérateurs internet ont retardé le paiement des factures et des distributions de nourriture ont été organisées.

 

Cependant on estime un impact négatif de 0,5% sur la croissance Américaine et le Shutdown a déjà couté plus de 11 milliards de dollars dont 3 milliards sont estimés irrécupérables. Une loi a donc été promulguée pour mettre fin temporairement au shutdown jusqu’au 15 février pour laisser le temps aux Républicains et Démocrates de trouver un terrain d’entente et permettre aux fonctionnaires de recevoir les salaires non perçus durant ces 35 jours. Néanmoins, le président Trump a déclaré que, sans accord d’ici cette date il n’hésiterait pas à relancer une paralysie budgétaire.

Annabelle Blanc

122 Rue de Vaugirard, 75 006 Paris 

Université Panthéon-Assas

contact.assasfinance@gmail.com

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